D’Ho Chi Minh Ville à la région de lac Làk

Nous avions donc mis le Vietnam au programme de notre périple. Pourquoi ? Je ne me souviens plus trop maintenant. Peut–être l’attirance des grandes rizières, les paysages de la baie d’Ha Long ou une envie … de nems (oui, il n’y a pas de sotte raison à vouloir visiter un pays, surtout quand il s’agit de « vietnamese food » ! ).

Nous voilà donc débarqués avec tout notre petit barda à Saigon le 16 Mars. En terme de barda, je suis moi même maintenant à la tête d’une collection d’une vingtaine de brosses à dents en emballage individuel avec unidose de dentifrice. J’ai amassé ce petit pactole au fil des guesthouses de Birmanie qui avaient l’obligeance d’en mettre à disposition de leurs hôtes. Je comptais les offrir à un chiqueur de Bétel mais il s’avère que c’est toujours délicat d’offrir des bosses à dent, surtout à quelqu’un dont le souci principal est probablement de savoir ce qu’il va manger au prochain repas.

Revenons donc à Ho Chi Minh. Notre hôtel est en plein district 1, qui s’avèrera vite être le dortoir des touristes. On prend possession de notre chambre et là, waouh ! La salle de bain est fan-tas-tique. Imaginez un peu : de l’eau chaude, une réceptacle pour l’eau, l’absence d’odeur ! Il faut dire qu’en Birmanie la norme c’était plutôt un lavabo dont l’évacuation se faisait directement sur le sol (pourquoi s’embêter, un lavabo c’est déjà très raffiné !), de l’eau froide de provenance parfois douteuse, et des vannes en guise de robinet ! De quoi mettre un plombier Français au bord de l’apoplexie !

 

Notre première immersion dans les rues du district 1 appelle deux constats.

D’une part traverser une rue nécessite du sang froid, de l’audace et de la chance ! Un flux quasi continu de mobylettes et de voitures déferle dans les rues. On sent bien que la circulation arrive presque à saturation. Il paraît qu’un métro est prévu pour bientôt, ca ne sera pas du luxe !

D’autre part les agences de tourisme sont légion, les rues sont ornées de panneaux d’affichages électroniques qui vendent des « séjours chez l’habitant à Sapa », « trek à la rencontre des ethnies montagnardes », « séjour sur l’ile déserte de Phu Quoc ». Voilà qui n’augure rien de bon pour nous. Nous n’avions pas réalisé à quel point le Vietnam est touristique et à quel point les zones d’intérêt sont devenues d’énormes plateformes de tourisme. Et franchement voir « séjour chez l’habitant » qui clignote en rouge tous les 3m à Ho Chi Minh, ca me fait doucement rire et un peu mal au coeur. Je voie déjà les touristes se succéder à la queue le leu dans un petit village qui n’a plus rien d’authentique et dormir dans une famille rémunérée par l’agence de tourisme au milieu d’un décor.

Non, tout ca très peu pour nous. On est prêts à faire du tourisme dans la vraie baie d’Ha Long sur une jonque de touristes mais le trek pour aller voir des faux pêcheurs, des faux tisserands et des faux villageois en habits traditionnels, ça, non merci !

On se balade donc dans Ho Chi Minh, qui en dehors des deux constats ci dessus nous fait plutôt bonne impression. Propre, mélange de bâtiments anciens et de grands buildings, cafés cossus et stands de rue, il y en a pour tous les goûts ! Chaque époque a laissé sa trace.

La pagode de l’Empereur de Jade, temple taoïste du début du siècle dégage une ambiance particulière. La fumée d’encens envahit les petites pièces sombres où se côtoient différentes divinités taillés dans le bois, plus où moins effrayantes. L’atmosphère feutrée et mystérieuse donne envie de s’y attarder un peu.

Plus au Sud, les édifices coloniaux de la fin du siècle dernier. Entre l’opéra et la cathédrale Notre Dame, Gustave Eiffel a laissé son emprunte dans l’ancienne poste centrale ou le portrait d’Ho Chi Minh surveille le bon déroulement des affaires.

Cette balade dans Ho Chi Minh est aussi l’occasion de faire connaissance avec la cuisine Vietnamienne. Pour Céline noix de coco farcie de champignons et de curry, pour Xavier Jean, curry de légumes. Un délice qui présage de bonnes découvertes culinaires !

Nous profitons des heures de chaleur étouffante du milieu de journée pour aller nous réfugier au musée des souvenirs de guerre. Tu parles d’un refuge … 3 heures de descente dans l’enfer des exactions de la guerre du Vietnam. Des reportages photos aux reconstructions des salles de tortures, on se prend toute l’horreur de cette guerre sale en plein cœur. Sur la pellicule, le regard fou et dément de soldats Américains perdus qui commettent les pires crimes de guerre fait face à la pugnacité Vietnamienne, des enfants qui hurlent et des bébés qui sont assassinés. Puis viennent les photos de la deuxième génération, ceux qui n’ont pas connu la guerre mais qui perdent des membres sur des mines ou naissent malformés, leur patrimoine génétique endommagé par l’agent orange. Parfois l’humanité devient folle.

C’est devant un shake de mangue qu’on se rafraichit les idées en préparant la suite. Une ville dont nous n’avons vu le nom dans aucune agence de tourisme : Buon Me Thuot, dans les hauts plateaux à km au Nord de Ho Chi Minh. A proximité il y a un lac (qui s’appele Làk …) autour duquel vivent des ethnies traditionnelles.

Le plan d’attaque pour les prochains jours est bouclé : direction le lac Làk.

 

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