Région du lac Inle

 

Notre passage dans la région du lac Inle a été bref mais on en garde un souvenir paisible.

La région est assez plate et propice aux grandes balades en vélo. C’est donc en bicyclette qu’on a découvert les rives du lac. Sur la route nous avons visité un joli monastère en teck (Shwe Yan Pyay), profité de l’ambiance d’un match de volleyball et essayé la cuisine d’une petite gargote de bord de route.

On commence à s’habituer au protocole des repas. On passe commande tant bien que mal, éventuellement en montrant dans l’assiette de nos voisins ce que l’on veut, on reformule, on répète et … on attend ! On attends de voir ce qui va arriver (ou pas) et en quelle quantité. Parfois c’est très surprenant, le mime du poulet n’amène jamais rien de bon et les samoussas arrivent toujours en quantités improbables ! Le moment de l’addition mobilise quand à lui la totalité du personnel du restaurant, apparemment les commandes sont aussi mystérieuses pour eux que pour nous. Donc ils sont là autour de nous, étudient les assiettes vides et parlementent avant d’annoncer un premier prix puis un deuxième prix jusqu’à l’arrivée du boss qui annonce le prix final. 3 euros pour trois personnes. Tout ca pour ca !

Un peu moins traditionnel mais non moins agréable, nous avons terminé la journée au Red Mountain Estate. Le seul domaine viticole de Birmanie, tenu par un Français. La dégustation de 4 vins devant le coucher de soleil au dessus du lac Inle nous aura laissé un souvenir tout a fait enivrant !

Comme un voyage en Birmanie n’est pas complet sans une promenade en barque sur le lac Inle nous avons réservé notre balade pour le lendemain. Dans notre cahier des charges : descendre jusqu’à Sankar bien au delà de la zone la plus fréquentée. Nous partons donc tôt, très tôt. Voyager avec un photographe c’est faire la course avec le soleil. Quand les lueurs de l’aube teintent le ciel nous sommes donc déjà sur le lac, emmitouflés dans des grosses couvertures à fleurs, pur style Birman. A cette heure ci, les rives du lac sont noyées dans la brume et il n’y a que quelques pécheurs qui remontent leurs filets parfois accompagnés de tout jeunes enfants qui se trémoussent et rient en nous voyant passer. Nous traversons des villages sur pilotis qui se réveillent tranquillement. Les femmes font leur toilette et leur lessive dans le lac en bas de leur maison sur pilotis, on croise des barques pleines de jeunes enfants en route pour l’école, les chats s’étirent sur le rebord des fenêtres. C’est un petit monde flottant qui se réveille ; quand nous arrivons à, le soleil vient d’apparaître au dessus des montagnes qui ceinturent le lac. Nous débarquons sur le marché qui se tient là ce jour-là et nous assistons au va et vient des villageois qui chargent et déchargent des brassées de bois. Différentes ethnies reconnaissables par leurs costumes sont venues commercer; les Inthas, habitants du lac, des Pa’os avec leur coiffe typique mais aussi des moines avec leurs bols à offrandes, venus du monastère en haut de la colline. A peine le temps de déambuler dans le marché, de discuter avec les couteliers et d’essayer les bananes frites, il est déjà temps de partir pour Sankar.

Le trajet est long, on traverse des paysages lacustres et des villages sur pilotis. La visite de Sankar est assez brève, les habitants se font rares dans les rues pleines de poussières, les enfants sont à l’école et il ne semble pas aisé d’établir des contacts. L’intérêt réside avant tout dans le voyage.

Sur la route du retour, Miu Miu notre batelier nous conduit dans différents ateliers. On lui a expliqué que les shops c’était pas trop notre truc et il semble l’avoir compris mais malgré tout il a l’air fier de nous présenter tous les savoirs faire de son peuple. On débarque donc successivement dans un atelier de distillerie du riz puis dans une fabrique de bateaux en tecks puis dans un centre de confection de cigares cheerot puis dans des ateliers de tissages de fleur de lotus, puis dans un village de potiers, puis , puis, puis …. Le plus étonnant c’est de voir que tout cet artisanat se développe entièrement sur le lac. Les ateliers sont sur pilotis comme tout le reste. Le clou du spectacle c’était les jardins flottants. De grandes bandes de terres amarrées par des bambous plantés dans le lac et sur lesquelles ils ont développé des jardins potagers. Ingénieux.

Quand nous arrivons au Nord du lac Inle, le soleil a presque fini sa course, juste à temps pour que le photographe puisse immortaliser les fameux pêcheurs qui n’ont probablement jamais péché autre chose que des petits billets…

Notre bus Inle-Mandalay nous a laissé à la gare routière de Mandalay à 2h du matin après un trajet plutôt difficile. Pour une fois l’arrivée nocturne a joué en notre faveur puisque nous devions prendre le train pour Hsipaw à 4h du matin.

La suite de ce voyage dans ce billet Hsipaw, état Shan

2 réponses à “Région du lac Inle

  1. J’espere que vous avez fait quelques photos des jardins flottants sur le lac Inle. En tous cas, les sacs d’épices sont une merveille pour les yeux !

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    • Oui il me semble qu’il y a des photos des jardins flottants ! Mais peut être qu’ils sont pas passés au chargement ! En tout cas le système est incroyablement ingénieux ! Il font des monticules d’algues et de sédiments qu’ils découpent en bande et amarrent a des bambous ! Ensuite ils circulent en pirogue pour jardiner entre les bandes ! Ils font pousser des tomates , des salades , des carottes … Sur le lac !

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