De Yangon à Bagan

 

La Birmanie. Le pays qui semble cristalliser tous les rêves des aventuriers en quête d’authenticité, de découvertes culturelles et de paysages fabuleux. Au fil des rencontres et des récits de voyage nous avons l’impression que nous pénétrons dans la perle d’Asie, rien que ça !

Pour le début de cette étape, la Maman de Xavier-jean nous a rejoints.

Nous atterrissons à Yangon après une escale d’une journée à Bali ou nous avons profité encore une fois de la douceur de vivre de cette île.

Que dire de Yangon ? Comme toutes les grandes villes d’Asie la circulation est extrêmement dense et chaotique, tout se joue au klaxon, l’air est pollué et sur les trottoirs règne la même frénésie désordonnée que sur la route. Les centres commerciaux aux normes occidentales côtoient la pauvreté des petites échoppes de rue et les inégalités crèvent les yeux.

Au détour d’une rue on a quand même pu initier Frédérique aux MIAMM (on avait déjà commencé les tests en Indonésie : 14 Février à Sengkang. Au menu aujourd’hui, des Samossas Thoke : une salade de choux et de samossas coupés arrosés d’un bouillon de nature inconnue ainsi que d’autres ingrédients mystèrieux (des fois il vaut mieux pas savoir, mais là on s’est régalés !). Assis sur nos petits tabourets a coté d’une Birmane au sourire généreux on a pu se soustraire quelques instants à la frénésie environnante.

De Yangon, on retiendra aussi le musée des pierres précieuses. La richesse du sol Birman s’étale sur 4 étages : rubis, saphirs, jade, diamants, ca brille, ca scintille et je me voyais déjà servant le thé dans un service en jade avec un diadème de rubis sur la tête. Mais il paraît que c’est un peu ostentatoire. Pour le romanesque on se contentera donc du roman de Joseph Kessel : « Plus secrète que la Mecque, plus difficile d’accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle Birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c’est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante ». Voilà qui donne des idées de destination !

Yangon aussi a son joyau : la pagode Shwedagon. Vénérée par les bouddhistes elle a traversé les siècles, survécu aux séismes, aux incendies, aux pillages, vu passer des garnisons de soldats Britanniques, entendu des discours indépendantistes enflammés, vu naitre des révolutions. Elle mérite bien son stupa de 100m de haut couvert de 27 tonnes d’or et de millier de pierres précieuses (Boudha, lui, n’a pas peur de l’ostentatoire) !

Nous y sommes arrivés en fin d’après midi. L’endroit semble alors appartenir aux touristes et aux appareils photos. Nous étions un peu déçus, s’attendant à retrouver la quiétude du stupa de Bodnath à Kathmandu.

Et puis au crépuscule, le lieu s’est transformé. L’ambiance est devenue plus mystique. Des moines circulaient au milieu des petites pagodes, des groupes de femmes Birmanes aux robes multicolores venaient déposer des offrandes devant leur pilier planétaire quelques touristes se laissaient porter par la magie du moment au milieu des pagodes scintillantes. Un moment de quiétude dans le vacarme de Yangon.

Après 3 jours nous étions quand même contents de prendre le bus pour Bagan. Pour ce premier trajet en bus de nuit nous avions choisi une offre VIP. nous avons donc eu la chance d’être réveillés une première fois pour le gâteau garni à la purée de haricots, une deuxième fois pour la serviette rafraichissante à l’eau de Cologne, une troisième fois pour le bonbon à la sève de palme….. Bref nous n’avons pas beaucoup dormi et nous ne nous sommes pas franchement régalés ! Et là, de façon totalement surprenante et inattendue au vu de nos expériences en Asie, nous sommes arrivés en avance ! Alors que fait on a 4h du matin, sans chambre d’hôtel à Bagan ? Et bien on saute sur un scooter électrique pour aller admirer les mythiques levers de soleil.

Du haut d’une pagode, nous avons vu le ciel se colorer et petit à petit et des milliers de petites pagodes et stupas émerger de la brume. Un moment d’une grande poésie. Nous découvrons dans la douceur et le silence du matin un champ de pagodes qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés.

Nous avons 3 jours à Bagan et autant de couchers et de levers de soleil .

Sur nos scooters électriques, nous nous éloignons des lieux les plus visités à la recherche de « notre petite pagode ». Dans les sentiers de sables on dérape, on s’enlise, on respire de la poussière chaude mais on persévère ! Derrière chaque arbre, au bout de chaque sentier se cache une pagode. Elles sont toutes différentes mais l’ensemble est très harmonieux. Il y en a des grandes, des petites, des dorées, d’autres en pierres ou en briques, sur certaines on peut grimper pour admirer le panorama, pour d’autres on se refugie dans la fraicheur intérieure pour découvrir des statures de boudhas et les fresques. Le site est incroyable, mystérieux et poétique.

On se promène pieds nus (comme il se doit pour visiter une pagode) sur les pierres brulantes autour d’une pagode isolée lorsque la gardienne des clés surgit. Elle nous fait signe de la suivre et nous découvrons à la lampe torche les fresques intérieures de « notre petite pagode » et les boudhas en position de méditation. Nous empruntons un minuscule escalier pour monter sur le toit de la pagode, le spectacle est magnifique, c’est la pagode parfaite pour le coucher de soleil ! On revient donc le soir, notre gardienne des clés nous attend, son frère, peintre sur sable de son état et parlant étonnamment bien anglais est également là. La gardienne des clés nous a adoptés, nous sommes « sa famille ». Alors évidemment ce coucher de soleil là une saveur particulière et longtemps après que le soleil ait disparu nous nous attardons avec la famille autour des toiles en sable peint et leurs histoires.

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En terme d’artisanat, à voir également, le village des laqueurs. Les artisans de ce village sont spécialisés dans la confection d’objets laqués, gravés et peints avec des motifs et des couleurs traditionnelles. La découverte des ateliers de fabrication au cours d’une visite informelle nous a franchement stupéfaits par la précision et l’habileté des artistes. Tout simplement fou ! Un des artisans que nous avons rencontrés est le petit fils en personne d’un laqueur ayant fait l’objet d’un article dans National Geographic 1971. Il en était tellement fier que c’était touchant !

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On quitte Bagan, ses artistes, sa poésie et tout ses secrets qu’il reste encore à découvrir, les yeux pleins d’images magnifiques.

Les mots manquent pour décrire cet endroit hors du temps alors les images parleront surement plus !

2 réponses à “De Yangon à Bagan

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