L’Australie en quelques paragraphes

 

L’Australie c’est déjà fini. Une aventure qui se termine mais dont on gardera de magnifiques souvenirs.

On a eu envie d’écrire un peu notre ressenti global, à chaud, et de le partager.

Quand j’ai demandé à Xavier-Jean ce qui l’avait le plus marqué en Australie, il m’a dit : les whitsundays, le snorkeling dans la grande barrière de corail, la forêt vierge de Dorrigo, Whitheaven beach, Brisbane et puis …. la Tasmanie aussi. Alors, ca fait bien plus que trois et il n’a pas beaucoup hésité, c’est plutôt rassurant !

Je crois qu’en terme de paysages évidemment nous retiendrons particulièrement ce qui était totalement nouveau et inconnu : la forêt vierge humide et la grande barrière de corail, qu’elle soit vue de haut, sur l’eau ou sous l’eau. Et puis bien sur l’incroyable whitheaven beach. C’est sur que la plupart des autres paysages soutenaient difficilement la comparaison par rapport à ces sites grandioses. L’œil exigeant du photographe relèvera également une petite carence en belles lumières.

Mais (heureusement pour moi !) nous n’avons pas vécu notre voyage exclusivement à travers un objectif d’appareil photo. En fait nous l’avons surtout vécu dans un courageux petit van blanc le long du Pacifique.

Un courageux van ? Mais comment un van peut-il-être courageux ? Oui, en effet, nous avons été courageux et le van a été solide et endurant. Grâce à son châssis Japonais, ses suspensions de qualités et son moteur Toyota il a affronté 20km de pistes 4×4, traversé un petite rivière, supporté les sur et les sous régimes, roulé au carburant invisible… Mais il faut quand même souligner l’aide qui a été nécessaire pour le sortir de son trou de sable à rainbow beach (depuis ce jour je prêche la paroisse des treuils…) , la pseudo crevaison et l’idée fort saugrenue des ingénieurs de placer le moteur sous le siège passager. Après 800km, imaginez la température de l‘assise de votre dévouée co-pilote … Ce petit van a été notre maison pendant 4 semaines. Une maison qu’on emmène partout et qui ouvre la porte de la liberté, une maison qui peut se transformer en suite 4 étoiles vue océan, une maison avec un petit frigidaire pour le barbecue, mais une maison qui peut aussi cuire lentement ses habitants à l’étouffée durant la nuit. En fait quand même ce qu’on a adoré c’est la liberté offerte par le van et puis c’était notre « chez nous » …Mention spéciale pour le van du mainland dans lequel nous pouvions tenir debout.

Finalement, le meilleur pour la (presque) fin : l’Australie. Je me rends compte que nous n’avons pas beaucoup vanté les mérites de ce pays. L’Australie c’est l’Eldorado du savoir-vivre, de la joie de vivre et du bien-être*. Le genre d’endroit ou on a envie de voir grandir ses enfants en fait$. Nous avons sincèrement été marqués par la gentillesse et la bienveillance des Australiens. Par exemple : nous arrivons à l’aéroport d’Hobart, encore sous l’effet du décalage horaire, un peu paumés (et sous la pluie en plus). On doit récupérer notre van. Quelque part. On sait pas bien ou. On est vraiment paumés (toujours sous la pluie, en plus). Et là surgit un ange. Bon, notre ange a certes les cheveux bleus mais elle nous offre de partager sa voiture (qui protège de la pluie), son daddy (qui sait conduire à gauche) et son GPS (qui n’est pas paumé, lui). Voilà notre premier exemple de la gentillesse Aussie. Les Australiens sont également très respectueux de leur environnement et de leurs infrastructures publiques. Nous avons très largement profité des douches publiques (toujours hyper propres), des barbecues (propres et en bon état), des campings municipaux gratuits… Le bien public a de l’importance et tout le monde en prend soin. Une notion qu’on semble malheureusement avoir oublié du coté de chez nous … De tout cela se dégage une impression de bien être et de sécurité.

Pour mon dernier paragraphe, la plus belle des aventures : celle du quotidien et du dépaysement partagé à deux. Partager un petit déjeuner sous un palmier et le laisser s’éterniser, faire 3h de route et ne pas les voir passer, se demander ce que l’on va faire demain, dévorer des romans, prendre l’apéro au coucher du soleil, découvrir la voute étoilée de l’hémisphère Sud, c’est le luxe de nos vacances. Le tout parsemé de quelques défis (Cap’ de manger 6 kilos de mangues en 3jours ? Cap’ !), de grands frissons (le face à face avec le requin), de beaucoup de podcasts (nos favoris : affaires sensibles et affaires étangères, Canteloup et Nicole Ferroni). Des mésaventures il y en a eu aussi, pour la plupart en périphérie des villes et des aéroports et impliquant un engin motorisé. Je me rappelle par exemple la séance de parking du van à Brisbane. Un vrai sketch à postériori, l’enfer sur le coup. Nous débarquons donc à 9h pétante à Brisbane pour un rendez vous à 10h. Et là les embrouilles commencent. On essaie de garer notre véhicule dans la rue. A 9H20, nous abdiquons. Nous cherchons donc un parking. A 9H25 nous réalisons que nous ne passons pour sous la barre de hauteur de la plupart des parkings. Mais quelle est notre hauteur exacte ??? 2m20 ? 2m30 ? 2m50 ? Nous retournons le van à la recherche de l’information. A 9H35 nous n’avons toujours pas trouvé l’information, la stratégie « au pif » est adoptée à l’unanimité. A 9H45 nous avons trouvé un parking avec une barre de hauteur a 4m, ouf, ca va le faire. A 9H46 nous sommes en haut de la rampe d’entrée du parking coincés face à une barre de hauteur à 2m20. A 9h47 nous essayons de passer. 9h47 et 30sec, c’est une très mauvaise idée, nous ne passerons pas. 9h50 nous ne pouvons faire demi tour, Xavier Jean descend en marche arrière à reculons sur la rampe d’accès du parking. 9H52, il faut payer 10 dollars pour sortir. 9H53, la voix de l’autre coté de la borne nous demande un code pour ouvrir la barrière, nous n’avons pas de code. 9H55 une voiture arrive en face du van et souhaite sortir, la voix dans la borne s’impatiente. 9H59 au prix de difficiles maneouvres le van est à nouveau en haut de la rampe, on reprend les négociations avec la voix. 10H, on est en retard, coincés dans un parking, la voix ne veut pas nous ouvrir. 10H01, on a réussi à retourner le van. 10H02 , la voix craque, elle ouvre la barrière !!!

Voilà, a postériori on en rit , et ca donne au voyage sa petite note d’aventure !

 

Et ce n’était que le début.

 

*Chèrs amis Australiens qui travaillez 70h/semaine, keep smiling, we love you !

$ Chères Mamans, je vous imagine avalant la couleuvre (Xavier-Jean pense plutôt que avalerez une trompette) et cela me fait sourire. Rassurez vous, il n’y a que deux enfants dans ce voyage et ils ont des passeports Français !

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